Publié le mardi 2 mars 2004
Mardi 2 mars 2004
Jean Pelletier: Le "gars des vues" est content !
Quand j'ai écrit hier que Jean Pelletier ne serait pas indemnisé suite à son congédiement, je rapportais ce que le journaliste de TVA avait dit dans son reportage au bulletin de nouvelles de 17h00. Mais là, je n'en suis plus certain. Aujourd'hui, si on se fie à un autre média du groupe Québecor, on apprend que les conditions de séparation sont CONFIDENTIEL !!!
"La destitution de M. Pelletier prend effet immédiatement. Les conditions de séparation, avant la fin de son contrat le 31 août 2006, figurent dans une annexe «confidentielle de son contrat», a expliqué hier un porte-parole du Bureau du Conseil privé." Et pourtant dans Le Soleil, on apprend que... "Quittant dans la controverse, il n'aura droit à aucune indemnité de départ."
Qui croire ?
J'ai envoyé un courriel au journaliste du Soleil pour lui demander des explications et voici une partie de sa réponse: J'ai parlé au ministre Valeri au téléphone et il me l'a assuré à plusieurs reprises, de trois façons différentes (son salaire cesse aujourd'hui: il ne recevra plus rien à partir d'aujourd'hui: aucune indemnité de départ ne lui sera versée: nous n'avons pris aucune entente en ce sens). Même réponse de l'attaché du premier ministre Martin. J'ai aussi envoyé un courriel au journaliste du Journal de Montreal et là, je n'ai pas encore reçu de réponse. Si j'en ai une, vous la verrez dans les commentaires.
Que pensez maintenant de la raison invoquée pour le congédiement ? Une autre belle astuce de politicien ? Tout à fait !
Malgré le fait que Pelletier était plongé dans les commandites jusqu'au cou, les raisons de son congédiement ne seront pas pour malversations, ni pour escroqueries... euh... ni pour sa participation dans ce scandale, mais pour des propos déplacés !!! C'est pas sérieux. En première page du Devoir, on aurait pu espérer un certain esprit critique, mais non... "Ses propos à l'endroit de Myriam Bédard lui ont coûté son poste". Sachant que si Pelletier voulait, il pourrait contester ce congédiement et aurait de très bonnes chances de gagner, cette raison à elle seule ne peut pas tenir la route... même si Paul Martin le dit.
Et le Devoir n'est pas le seul à ne pas poser plus de questions, puisque c'est l'"unanimité" dans tous les médias. On rapporte les propos d'un type qui ment tellement, que ça le fait bégayer... comme si de rien n'était. À quoi ça sert d'être journaliste dans ces conditions ? Ce n'est pas parce que Paul Martin dit qu'il congédie Pelletier pour ses propos déplacés qu'on doit le croire sur parole. "Il a nié que le congédiement de Jean Pelletier soit une forme de vengeance envers Jean Chrétien, réaffirmant que ce licenciement n'était dû qu'aux commentaires qu'il a émis la semaine dernière." La rigueur journalistique demanderait qu'on questionne un peu plus profondément il me semble.
Parce que la vraie raison du congédiement de Pelletier ressemble beaucoup plus à ceci; Congédié avec sa permission, pour faire semblant que Paul Martin prend le taureau par les cornes dans le scandale des commandites. Ce congédiement s'intègre parfaitement dans la campagne de relation publique qui vise à nous faire oublier qu'il est impossible que Paul Martin n'ait rien su de ces magouilles. Je suis à la veille de croire que les médias sont tous devenus des filiales de la Canada Steamship Lines.
Je termine ce billet avec une phrase dite hier par un fonctionnaire au comité des Comptes publics, qui à elle seule, en dit beaucoup sur les noms des responsables du scandale des commandites...
«Ce n'est pas tous les jours que vous recevez une soumission du Conseil du trésor pour améliorer les communications, accompagnée d'argent sonnant, qui est signée à la fois par le ministre et le premier ministre. Je n'avais pas besoin qu'on me fasse un dessin ! »
PUBLIÉ PAR M.PITOU |
le 2004-03-02 13:36:41
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1 Commentaire :
Commentaire écrit le mardi 2 mars 2004 à 15:06:28 (lien) La réponse du journaliste du J. de Mtl
Les conditions de travail des PDG des sociétés de la Couronne sont convenues
avec le Bureau du Conseil privé (le ministère du Premier Ministre).
Le bureau du ministre Valeri m'a référé au Conseil privé.
Ce sont eux qui m'ont expliqué que les conditions de départ ne seront pas
divulguées.
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