Qu'on se le dise !

Publié le mercredi 3 mars 2004



Mercredi 3 mars 2004

Se tenir debout...

J'ai beaucoup voyagé en travaillant au Québec et je peux me compter chanceux d'avoir visité presque toutes les régions. Je sais parce que je l'ai vu de mes yeux, que nous avons un pays superbement beau. Et je sais aussi que si on veut, dès que l'on sort des grands centres, on y rencontre des gens tous plus gentils les uns que les autres.

Une des régions québécoises particulièrement belle à visiter, c'est la Gaspésie. Les paysages sont majestueux et les gens, extrèmement chaleureux. Si je pense à eux aujourd'hui, c'est que j'ai travaillé une semaine au début des années 80, à Chandler, là où près de 250 travailleurs viennent d'apprendre que leur usine ne rouvrira pas. Cela fait longtemps et je me rappelle encore comment j'avais adoré l'endroit... et les gens.

Cette fermeture d'usine est un véritable drame. Ceux qui sont "assis" sur un emploi à vie ou qui sont à l'aise financièrement, ne comprendront pas tous, mais il s'agit d'un drame, parce que 250 emplois perdus dans une petite ville comme Chandler, c'est énorme. Quand ils ont arrêtés les travaux il y a un mois, quelque 700 personnes travaillaient sur le chantier. On parle de 250 emplois à la Gaspésia, mais il y a aussi les emplois indirectes dont on ne sait combien seront perdus. Sachant que, pour faire rouler l'économie, il faut que les gens travaillent, quelle perspective maintenant pour les habitants de Chandler ? Les promesses de mouton insignifiant ?

Je ne prétend pas connaître toutes les solutions, mais parfois en rêvant, je me permet de penser que si le Québec avait un ou une vrai(e) leader... et tout ces impôts, il serait mieux outillé pour faire face à ces fermetures d'usines. Présentement, le gouvernement fédéral "déborde" de beaux dollars, alors qu'Yves Séguin ne cesse de dire que les finances du Québec sont à sec. Il est obligé de quêter de l'argent qui nous appartient, c'est grave. Surtout qu'il ne l'aura pas !

Dans les coffres du gouvernement fédéral présentement, il y a près de 25% de ces beaux dollars qui appartiennent au Québécois. Et qu'avons nous en retour de cette argent ?

Des représentants qui nous volent à tour de bras. Des représentants qui font tout, sauf nous représenter. Des représentants qui, pour obtenir les votes des Canadiens anglais, méprisent les Québécois, comme Stéphane Dion l'a si bien fait avec sa loi sur la clarté référendaire. Des représentants de plus en plus arrogants et menteurs. Et la cerise sur le sundae ? Les Canadiens anglais qui nous haïssent de plus en plus !

Hmm..., je nous verrais très bien avec un seul gouvernement à contrôler. Le Québec a suffisamment de ressources pour devenir un pays qui est capable de nourrir tous son monde, sans devoir ramper devant personne. Ce qui me convainc, c'est la quantité phénoménale d'argent que les opposants ont mis dans les référendums de 1980 et 1995. Ils en ont mis énormément, car ils ont eu très peur de perdre le Québec. D'ailleurs, le Canada se serait retrouvé en bien plus grande difficulté que le Québec, si ce dernier avait opté pour la séparation.

Malheureusement, ce n'est pas avec les leaders souverainistes actuels que nous y arriverons. Bernard Landry pour un, est prêt à promettre n'importe quoi, juste pour reprendre le pouvoir. Pourtant, si ce type n'était pas si égoiste, il laisserait sa place. Présentement, il nuit à la cause. Il a eu sa chance et il l'a raté, au suivant !

Il faut savoir se retirer. Le Québec aurait besoin d'un vrai leader, pas d'un rhétoricien périmé.

PUBLIÉ PAR M.PITOU | le 2004-03-03 09:34:16
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4 Commentaires :

Commentaire écrit le vendredi 5 mars 2004 à 12:48:50 (lien)
M.PITOU

J'ai parfois l'impression que la mission profonde de mouton insignifiant, c'est d'appauvrir le Québec et les Québécois...

Intéressant que tu parles du "nouveau" pouvoir des maires... D'ailleurs, valet rampant aussi ne veut que leur "bien" de ce temps-là.

C'est probablement ce qu'on appelle; "travailler" la démocratie à la base !!!


Commentaire écrit le jeudi 4 mars 2004 à 18:13:51 (lien)
Laissez-moi en liberté
Mon cher Pitou,

Vus avez tout à fait raison sur la beauté et aussi sur le potentiel du Québec. Cependant, actuellement, et non seulement dans le secteur des investissements, le gouvernement du PLQ est en train de démanteler tout le tissus régional.

Je suis d'accord. La situation de la Gaspésie est presque rendu une tragédie. L'économie régionale ne repose plus que sur certaines petites industries, sur les quelques institutions publiques qui y subsistent et sur les ressouces naturelles. L'exemple de la Gaspésia est récent mais, pourtant, très représentatif d'une situation qui règne dans les régions éloignées depuis fort longtemps.

Puis, comme si ce n'était pas suffisant, le gouvernement Charest est en train de mettre de côté l'apport de la société civile à l'ensemble des lieux de décisions sur le développement régional. Avec la récente création des Conférences régionales des élus, ce sont les maires et préfets de MRC qui prendront toutes les décisions. On a ainsi évacué la pourtant essentielle participation des groupes de pression et d'intérêts, pourtant publics. Je donnerai en exemple les groupes de femmes, les groupes de défense environnementale, les conseils de développement bioalimentaire, les associations de pêcheurs, les groupes d'exploitation forestière, les organismes communautaires, les coopératives, les conseils de développement touristique, etc.

Dorénavant, ce sont les maires (ces chers politicailleux) qui mèneront la barque du développement des régions. Alors, ce sera "au plus fort la poche" pour influencer les décisions.

Les anciens Conseils régionaux de développement (qui laissaient une grande place à la présence de la société civile) sont donc démantelés au profit des Conférences d'élus. Il y a d'ailleurs fort à parier que les mandats gouvernementaux seront fort clairs et que les élus qui sont "du bon bord" auront davantage droit au chapitre que les autres... Et on continuera à parler de "développement régional".

Les régions, quelles qu'elles soient, seront désormais défavorisées davantage au profit des centres urbains (Montréal, Québec, etc.). On tentera d'appliquer des modèles uniques qui n'auront que pour seules influences d'implantation que celle des maires. Qui, du maire de "St-Nicéphore-de-la-Toundra ou celui de St-Stanislas-de-la-Boréale aura la plus grosse subvention? Il faudra en parler au préfet de la MRC en mentionnant que c'est à St-Liguori-de-Cromagnon que l'investissement sera le plus rentable. Et ainsi de suite pour avoir une vision globale, réaliste, intégrée et intelligente des régions. La Gaspésia ne sera alors plus que la pointe d'un Iceberg fondu.


Commentaire écrit le jeudi 4 mars 2004 à 09:46:50 (lien)
Reçu par courriel...

"Quand nos politiciens cesseront de penser qu'à leur réélection, il y a des chances qu'il y ait du pain pour tout le monde."



Commentaire écrit le mercredi 3 mars 2004 à 16:25:57 (lien)
jp
bonjour atoi depuis des années que les régions comme l abitibi la gaspésie et autres se font C sur la téte pour empecher la fermeture de ses beaux coin de pays si les regions ferme vous allez voir le DÉclain de montréalet les autres villes industrielles car les mines forest baie james oui nous avons touts pour étreun pays j éspere que le quebec vas se réveillé


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