Publié le mercredi 17 mars 2004
Mercredi 17 mars 2004
Une gauche au Québec... où ça ???
Un texte paru aujourd'hui dans le carnet du caméléon me donne le goût d'approuver entièrement ce qu'il écrit...
"Avant la période des Fêtes, les grandes centrales syndicales du Québec, la FTQ, CSN, CEQ, CSD, SCFP, IGA, TPS et cie, promettaient un hiver chaud à Jean Charest. Dans leurs excès d’enthousiasme, certains leaders syndicaux allaient même jusqu’à dire que ça ressemblerait à une guerre nucléaire. Bref, il y avait de la manifestation dans l’air. Et depuis, …………………………….. rien…"
Et d'en rajouter !!!
Je n'ai mis qu'un extrait du texte, mais il est à lire parce qu'il dit les vraies affaires. Son auteur est un peu découragé et je le comprend très bien. Parce qu'à la lumière des "gestes" que pose où ne pose pas la gauche au Québec, c'est pas demain la veille que les changements favorables aux salariés apparaîtront.
Cette semaine, une nouvelle nous apprenait qu'un groupe était en formation pour devenir la gauche du PQ. Et bien si vous voulez mon avis, je trouve cette initiative un peu rigolote... et surtout inutile. Si ces gens pensent faire dévier le PQ à gauche, ils ont besoin de se lever tôt.
Non mais regardons les faits. Le PQ a détenu le pouvoir pendant les huit dernières années et qu'a fait son gouvernement pour les pauvres, à part "annoncer" des projets qui leurs viendraient en aide... et qui n'ont pas abouti ou qui ont été reporté ? Et maintenant, pour faire avancer la cause de la souveraineté, qu'a fait ce gouvernement ?
Landry a bien répété quelques niaiseries comme... "Le Québec sera un jour, assis à la table du concert des nations" ou quelque chose comme ça, mais cela n'a pas fait avancer la cause pour autant. Et surtout, on a presque pas entendu le PQ, quand le gouvernement fédéral a voté la loi sur la clarté référendaire, ce qui est très grave.
Or si vous voulez mon avis, ces gens qui veulent devenir la gauche que le PQ n'a plus, rêvent en couleur... et feront le bonheur de Bernard. Parce que tout ce qu'il veut le Bernard, c'est de reprendre le pouvoir. Et pour ça, il est prêt à promettre n'importe quoi... dont faire une place à la gauche dans son parti. Par contre, si jamais il le reprend ce pouvoir, on verra alors sa vraie nature, comme on l'a d'ailleurs vu dans son dernier mandat. C'est dommage que plusieurs l'ont déja oublié !
Dans son texte, Le caméléon n'est pas tendre envers les syndicats et il a raison. Moi aussi j'ai énormément de misère à comprendre comment un si grand nombre de personnes ne peuvent trouver d'idées originales pour faire plier les gouvernements. Ils ont, il me semble, assez de moyens et d'effectifs pour vraiment influencer le cours des chose. Mais ce sont pour la plupart des intellectuels qui "dorment" trop... et parfois dans le même lit que le patron.
Ce qui n'est rien pour aider, malheureusement...
PUBLIÉ PAR M.PITOU |
le 2004-03-17 17:04:20
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3 Commentaires :
Commentaire écrit le jeudi 18 mars 2004 à 10:39:08 (lien) Jerome - jerome.monblogue.com Ce que veulent les militants et ce que font les élus c'est deux. A preuve voici les demandes des militants libéraux.
Rappel des militants à Jean Charest sur les orientations sociales historiques de leur parti.
Leur liste d'épicerie aurait même pu servir en prévision d'un conseil national du Parti québécois ! Qu'on en juge. Les militants libéraux réclament entre autres une politique des aînés et un programme universel (!) de soutien financier aux aidants naturels, une politique de prévention du suicide, une autre de santé mentale pour les jeunes, la mise à jour du rapport sur la pauvreté de Claude Ryan en 1998, la reconnaissance de l'action communautaire autonome et le maintien des budgets pour ce secteur, des mesures fiscales pour accroître l'offre de logements privés et la prolongation du programme d'aide d'urgence pour le logement subventionné, une amélioration des soins à domicile, une politique sur l'itinérance...
Les militants rappellent aussi leurs préoccupations environnementales. Ils proposent une politique d'économie d'énergie, dans le cadre de l'accord de Kyoto, une politique de l'eau et une promotion active du transport en commun. Dans la même veine progressiste, la commission jeunesse du parti revient à la charge pour que le gouvernement interdise la vente d'aliments "malsains" et de boissons gazeuses dans les écoles. Le scénario d'un conseil général ne saurait être complet sans une dénonciation d'un déséquilibre fiscal en faveur d'Ottawa et une mise en demeure au fédéral sur le respect des compétences provinciales.
Jacques Samson
Le Soleil vendredi 6 février 2004
Commentaire écrit le mercredi 17 mars 2004 à 23:04:59 (lien) salah - http://www.pauvrete.org Il y'a des volailles qui mangent dans la paume de leur bourreau. La mémoire du peuple est courte, en temps de disette elle est inexistante. La peur et le besoin sont les meilleurs outils de contrôle.
Cordialement.
Salah.
PS: La Gauche il faut la comprendre avant de l'assumer car elle est loin d'être gauche...là est le paradoxe.
PS (***)
Commentaire écrit le mercredi 17 mars 2004 à 18:23:49 (lien) Le caméléon Merci de me citer... Je ne m'attendais pas à ça. Quand je pense que j'ai écrit ça ce matin à toute vitesse, sans trop réfléchir.
Mercredi 17 mars 2004
Prostitution juvenile à Québec: Cherchez le proxénète !
Il y a de ces "chienneries" dont on voudrait qu'elles n'arrives jamais. Mais on n'y peut rien, là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie, disait je ne sais pas trop qui... Tout ça pour tenter d'exprimer le dégoût que me suscite une nouvelle. Tiens, voyez plutôt...
La fondation Scorpion, qui réclame depuis des mois la réouverture de l'enquête ayant mené à l'arrestation de Robert Gillet dans le dossier de la prostitution juvénile à Québec, promet des reçus d'impôt à ses donateurs... sans être reconnue par le fisc comme organisme de bienfaisance.
Cela veut dire que cette fondation qui au départ avait de noble intention, nous démontre là qu'elle est aussi minable que les clients et proxénètes qu'elle veut voir condamnés. Cela veut aussi dire, que si les bénévoles de cette fondation sont bien intentionnés, leurs dirigeants sont quand même des crapules, qui sur le dos de jeunes victimes, ramassent de l'argent et se font du capital publicitaire. La dirigeante de la fondation a envoyé une note à 1200 dirigeants d'entreprise pour leur quêter de l'argent. Et pour tenter de les convaincres, elle utilise des mots qui jouent avec les tripes...
«Nous avons besoin de votre compréhension et de votre générosité afin, disons-le clairement, de sauver de jeunes vies humaines»... «Des reçus pour fin d'impôts seront émis»
C'est franchement dégueulasse. Ces jeunes filles dans la rue ne sont rien d'autre que des "trésors" de souffrance. Elles auraient besoin d'aide, mais que leur reste-t-il maintenant ? Une fondation qui n'a plus aucune crédibilité. Ceux qui avaient à coeur le sort des jeunes filles et qui voulaient que l'enquête se poursuive, devront en faire leur deuil. Sans crédibilité, comment voulez-vous être pris au sérieux ?
J'aimerais ça savoir ce que les deux "profiteurs" qui ont pris le contrôle des ondes radio à Québec, pensent de cette nouvelle...
PUBLIÉ PAR M.PITOU |
le 2004-03-17 10:26:22
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