Qu'on se le dise !

Publié le lundi 22 mars 2004



Lundi 22 mars 2004

L'industrie de la haine roule comme jamais...

Il faut avoir une pensée pour les innocents qui seront plusieurs à payer pour l'assassinat du leader Yassine par Israël. Je crois malheureusement que cet assassinat n'a qu'un but, générer plus de haine. Et ça ne manquera pas.

C'est triste de constater que le 1984 de George Orwell se réalise de plus en plus. Dans son livre, il parlait de guerre permanente. Il n'y a rien de mieux qu'un assassinat comme celui de Yassine, pour s'assurer... des ennemis permanents.

Et comme le mot résistant, dans le sens de résister à une occupation, semble disparu du dictionnaire des médias, nous devrons-nous y faire car des "terroristes", il y en aura toujours plus. Pour le bien-être d'une très petite minorité.

Soupir...

PUBLIÉ PAR M.PITOU | le 2004-03-22 13:52:12
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Lundi 22 mars 2004

Si le P.Q. voulait vraiment la souveraineté...

"Les formations politiques doivent instamment mettre la partisanerie de côté pour forcer Ottawa à cesser «de venir piger dans nos poches, dans les poches des contribuables du Québec, pour se faire des surplus»"

Celui qui prononce ces paroles pleines de bon sens n'est pas Bernard Landry chef du P.Q., ni Gilles Duceppe chef du Bloc. Non, il s'agit plutôt d'Yves Séguin, le ministre des finances québécois. Pour ma part, je pense sincèrement que devant ce que dénonce le ministre, il n'y a qu'une solution, que le Québec reprenne ou plutôt prenne le total contrôle de ses taxes et impôts. Cela suffit les belles promesses "canadiennes", puisqu'elles n'aboutissent jamais à rien. Les libéraux fédéraux empiètent plus que jamais dans les compétences provinciales, et c'est grâce à cet empiétement qu'ils achètent leurs ré-élections, ils ne vont donc pas s'arrêter.

Ceci étant, considérant les magouilles dans l'histoire des commandites, le gaspillage dans l'enregistrement des armes à feu, la grosseur des surplus émanant de l'assurance-emploi pour ne nommer que ces exemples, le P.Q. s'il le voulait, aurait plusieurs occasions de faire la promotion de la souveraineté. Mais il ne le fait pas. Pourquoi ?

Depuis un mois ou deux, Yves Séguin le ministre des finances, ne cesse de dire que le fédéral devrait donner plus d'argent au province, d'autant plus qu'il en a beaucoup. Le gouvernement Martin fait la sourde oreille parce que les surplus fédéraux, même s'ils sont substantiels, il préfère les garder pour le saupoudrage électoral. Le P.Q. pourrait en profiter pour souligner qu'avec la souveraineté, ce problème ne se poserait pas. Il ne le fait pas. Pourquoi ?

La semaine passée, les péripatéticiennes siègeant à l'assemblée nationale ont voté à l'unanimité, une résolution exigeant(1) du gouvernement fédéral la reconnaissance du déséquilibre fiscal à l'égard des provinces. À l'unanimité, cela inclut les pleutres péquistes. Ils appuient le "quêtage" de notre argent de la part des ministres du gouvernement de mouton insignifiant, plutôt que de dire; cette résolution est inutile, ce qu'il faut c'est un Québec souverain. Pourquoi ?

Avec la souveraineté, on contrôlerait nos taxes et impôts. Si le Québec était souverain, il n'aurait pas besoin de mendier notre argent à des politiciens corrompus. Pourquoi le P.Q. dort au moment ou il aurait des occasions en or de faire la promotion de la souveraineté ?

Pour ma part, je pense que le P.Q. n'en veut plus du Québec souverain et ce, depuis bien avant le dernier référendum de 1995. Quand ils sont arrivés au pouvoir en 1976, nous avons eu la chance de voir un vrai gouvernement et un vrai leader à l'oeuvre. Malheureusement, cela n'a pas duré. Les ambitions souverainistes ont été rapidement remplacés par les ambitions personnelles. Le but premier du parti qui était l'indépendance du Québec est passée deuxième... après le pouvoir.

Puisqu'on est entre nous, laissez-moi vous raconter une petite histoire...

Au tout début de l'année 1995, je présente un projet au Parti Québécois qui consiste à rendre tous les militants souverainistes qui le veulent bien, "vendeurs de souveraineté". Avec des techniques de vente spécifiques, chaque militant aurait eu le "devoir" de convaincre une personne à la fois, de voter OUI au référendum. Cela pouvait être un parent, ami, collègue de travail, peu importe, mais il fallait convaincre au moins une personne, dans un court délai. Après deux ou trois semaines, un responsable devait s'enquérir des résultats auprès de chaque participants. Si le participant avait convaincu une personne, il était félicité et encouragé à en trouver une autre et une autre... jusqu'au jour du référendum. Chaque "nouveau convaincu" était invité à faire de même bien entendu.

Le suivi par le responsable à toutes les deux trois semaines et ce jusqu'au référendum, était très important pour garder la motivation à un niveau élevé, et pour faire le décompte des résultats. Dans le cas ou un participant n'aurait pas réussi à convaincre une personne, le responsable devait donner des arguments supplémentaires à son "vendeur" pour l'aider dans sa "tentative de vente". Je répète que le suivi était très important, parce que, comme dans la vraie vie, ils sont rares les vendeurs qui sont capables de se motiver seul.

J'avais présenté ce projet neuf mois avant le référendum de 1995. Le premier président de comté péquiste à qui j'en ai parlé, m'a fait poireauter jusqu'à ce que je me tanne et que je l'engueule vertement au téléphone. Se réveillant un peu, il a présenté mon projet à un bureaucrate de service à la permanence du P.Q. Comme celui-ci dormait autant que l'autre, j'ai du brasser encore la cage pour finalement me rendre jusqu'à la vice-présidente à l'organisation du référendum... qui pas beaucoup plus réveillée que ses confrères, m'a suggéré de me rendre à un congrès qui avait lieu à Québec pour parler de mon projet. Ce que j'ai fait.

Sur place, j'ai finalement rencontré Jean-Pierre Jolivet, mais comme j'ai bien remarqué qu'il ne faisait que semblant de m'écouter, je n'ai pas insisté. J'avais mis beaucoup de temps sur ce projet, mais j'ai abandonné après avoir finalement constaté, que ces gens étaient beaucoup plus intéressés par leur petite personne que par la souveraineté du Québec. Et puis mon idée ne pouvait pas être bonne, puisque je n'avais pas fait mon apprentissage à passer le balai pour le parti, je ne portais pas de cravate et je me crissais des bureaucrates... autrement dit, je n'étais pas membre de ce parti.

Le pire, c'est que quelqu'un m'avait prévenu au départ que le P.Q. ne voulait pas la souveraineté. Je ne le croyais pas !!!

Le projet que ces andouilles ont refusé était cependant tellement une bonne idée malgré tout que, depuis 1995, le Bloc et le P.Q. s'en servent allègrement... mais toujours trop tard, soit deux ou trois semaines avant le vote. L'un comme l'autre demandent à leurs militants de convaincre une autre personne de voter pour eux. Le premier à le faire fût Parizeau, deux semaines avant le référendum de 1995. C'était malheureusement trop tard, parce que cette idée ne sert à rien si elle n'exploite pas le potentiel "vendeur" des militants.

Maintenant, quand je vois un trou du cul comme Landry faire de la rhétorique sur l'indépendance du Québec, j'essaie juste de ne pas laisser monter la rage en moi. Parce que c'est clair que ce parti ne veut plus qu'une chose désormais, et c'est le pouvoir. Et s'ils doivent empissèter quelques naifs pour obtenir plus de votes lors de prochaines élections, ils ne s'en formaliseront surtout pas.

(1) Et qu'est-ce qu'il leur a répondu le valet rampant ? "En visite à Québec, M. Martin a indiqué que les provinces n'auront pas plus d'argent que les deux milliards promis il y a un mois, lors de sa réunion avec les premiers ministres provinciaux. Paul Martin refuse toujours de reconnaitre le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces."

PUBLIÉ PAR M.PITOU | le 2004-03-22 10:02:36
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 22 mars 2004 à 12:00:59 (lien)
Jerome
Entièrement d'accord avec ton analyse

Le PQ a été gâté au pouvoir

Pour les questions importantes, peine de mort, indépendance on voit que la société se divise en 50% de gens prudents et 50% de gens progressistes.

Alors a moins que les frigidaires ne deviennent vide...

Je vois le repatriement à la carte comme solution en commencant par aller chercher l'argent de nos cotisations de chômage.

Je ne la digère pas celle la. Une loi permettant de taxer des gens qui ont perdu leur emploi.


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